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Les Tamouls ont fui le Sri Lanka par centaines
au vu de la détérioration de la situation peu après la signature du cessez
le feu en 2002. Parmi eux, quelques centaines ont cherché refuge en
Thaïlande. La plupart de ces réfugiés se retrouvent maintenant en détention
au Centre de Détention de l’Immigration.
Ces deux dernières années, plus d’une centaine
de Tamouls ont été emprisonnés au Centre de Détention de l’Immigration.
Environ 21 enfants et plus de 20 femmes sont parmi les réfugiés Tamouls
actuellement détenus.
Ces réfugiés Tamouls se sont vu assigner les
cellules les plus mauvaises. Cela fait des mois qu’aucun d’entre eux n’a pu
voir la lumière du soleil ou respirer de l’air frais. Ils luttent pour
trouver ne serait ce qu’un peu de place pour dormir parmi des gens venus du
monde entier, emprisonnés ici pour une raison ou une autre. L’éducation des
enfants et leur santé sont totalement négligées. La nourriture fournie est
dépourvue de tout nutriment. La plupart des personnes détenues sont malades
et elles sont affectées physiquement et mentalement. De temps en temps, des
médicaments sont donnés à travers les barreaux, sans même examiner le
patient.

Tout ce qu’un patient peut faire, c’est
d’essayer de communiquer avec l’infirmière Thaïlandaise à l’aide de signes.
Si un patient essayait d’élever la voix, son sort serait bientôt pire que
la mort. Même sur son lit de mort, il ne recevrait aucun traitement. Il y a
eu des exemples d’enfants gravement malades sauvés après que tous les
détenus frappent sur les barreaux avec leurs assiettes pour attirer
l’attention.
Les familles sont séparées quand elles sont
emprisonnées. Les jeunes enfants et les filles sont envoyés avec leurs
mères dans une cellule séparée, tandis que les garçons vivent avec leurs
pères. Cela fait 10 mois que certains hommes n’ont pas vu leurs femmes. Ils
ne savent pas comment leurs familles vont. C’est ce qui les affecte le plus
moralement.

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Ces Tamouls
Sri Lankais n’ont commis aucun crime, sauf peut être celui de chercher
refuge en Thaïlande. Et ils n’ont aucun moyen de faire savoir leur sort à
leurs proches, ni d’avoir des nouvelles de l’extérieur. Mais les
associations de défense des Droits de l’Homme semblent avoir détourné le
regard du sort de ces réfugiés malchanceux, même s’ils semblent être plutôt
au courant du problème.
Ce qui rend
cette situation encore plus insupportable est le comportement de
l’Ambassade du Sri Lanka en Thaïlande. L’Ambassade du Sri Lanka a catalogué
certains prisonniers comme des membres des Tigres Libérateurs de l’Eelam
Tamoul (LTTE) et désigne les familles du nom « Maaveerar
Kudumbam » (les proches des martyrs du LTTE). Elle annonce ces
« faits » biaisés à des médias choisis. Elle a aussi demandé au
gouvernement Thaïlandais de ne pas laisser ces prisonniers recevoir de
visite. Nous avons entendu dire qu’ils en avaient fait la demande écrite,
et les prisonniers sont mal traités sur la base de cette demande.

Parmi les centaines de Tamouls Sri Lankais qui
sont venus chercher refuge en Thaïlande, la plupart vit aux alentours de
Bangkok. Ils ont peur de s’aventurer dehors de jour. Ceci parce qu’ils
craignent que des personnes reliées à l’ambassade n’informent les autorités
de leur présence. Des membres des formations paramilitaires Sri Lankaises
déambulent librement, se faisant passer pour des réfugiés, et servent d’informateurs
à l’ambassade Sri Lankaise.
Tous
les réfugiés Tamouls Sri Lankais sont enregistrés auprès du bureau des
Nations Unies en Thaïlande. Même les personnes reconnues par l’UNHCR comme
réfugiées croupissent derrière les barreaux, pendant que d’autres encore
plus nombreuses souffrent à l’extérieur. Il est assez malheureux que même
les agences des Nations Unies paient peu d’attention à ces événements alors
qu’elles en sont informées. Elles ne semblent prêter aucune attention au
sort des enfants. L’UNICEF déclare que mettre des enfants en prison est un
délit international. Comment peut elle ignorer ces enfants derrière les
barreaux en Thaïlande ? Il est assez malencontreux qu’aucune enquête
sur le bien-être de ces enfants, même rapide, n’ait été mise en place.

Les organisations humanitaires internationales
devraient venir sur le devant de la scène et élever la voix au nom de ces
malchanceux réfugiés. Nous devrions tous travailler ensemble à la prise de
conscience du sort de ces réfugiés croupissant au Centre de Détention de
l’Immigration Thaïlandaise. Les organisations humanitaires et les
associations devraient se présenter pour résoudre le sort de nos compatriotes.
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