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AIDEZ LES EN CONTRESIGNANT LEUR LETTRE

 

 

Notre mobilisation a tout d’abord consisté à “mobiliser” l’UNHCR pour qu’ils considèrent la situation de ces détenus comme une urgence. Une pétition en ligne, rassemblant des signatures de personnes vivant dans 35 pays, nous a permis d’entrer en contact avec le siège de l’UNHCR à Genève et de les interpeller sur le sort de ces réfugiés et demandeurs d’asile. Nous avons maintenant des contacts réguliers avec le Siège de l’UNHCR à Genève.

 

 

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Depuis que l’UNHCR a demandé une réimplantation prioritaire urgente à des pays tiers, nous avons informé les ambassades correspondantes des conditions inhumaines de détention dans lesquelles se trouvent ces détenus, en relayant vers elles la lettre “Voix de Réfugiés Emprisonnés” , grâce aux contresignatures collectées sur Internet ou dans les rues de diverses villes.

 

 

 

ê CETTE LETTRE A ETE ECRITE PAR LES DETENUS – VOIR CI DESSOUS ê

 

 

VOIX DE REFUGIÉS EMPRISONNÉS

 

Chère Madame, cher Monsieur,

 

 

Nous sommes des réfugiés Sri Lankais et souhaitons attirer votre attention sur le fait que nous vous écrivons cette lettre depuis le centre de détention de l’immigration de Bangkok.

 

Nous avons été reconnus réfugiés à diverses dates par l’UNHCR (Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés).

 

Certains d’entre nous sont en détention depuis plus d’un an, et 19 enfants dont 7 de 1 à 3 ans, 11 femmes sur un total de 58 réfugiés sont actuellement emprisonnés. Le bureau de l’immigration de la Thaïlande nous a arrêtés pour séjour au delà de la validité de notre visa, car nous n’étions pas autorisés à étendre ce visa pour rester légalement dans ce pays. Depuis le 11 Avril 2007, nous n’avons reçu aucune visite de l’UNHCR, et avons ensuite appris que l’UNHCR n’était pas autorisé à nous rendre visite.

Nous avons appris il y a quelques jours que les dossiers de la plupart d’entre nous avaient été transmis par l’UNHCR aux ambassades de certains pays tiers pour une demande d’implantation prioritaire urgente mais jusqu'à maintenant, nous n’avons pas eu de détails personnels à ce propos.

 

 

Nous nous sommes échappés de notre terre natale à cause du danger de mort que nous y encourrions et de la guerre civile meurtrière actuellement ravivée. Nous avons fui vers la Thaïlande pour y demander l’asile politique auprès du bureau de Bangkok de l’UNHCR, mais nous sommes actuellement emprisonnés comme des accusés. Nous ne comprenons pas pourquoi nous sommes en prison. Nous n’avons commis aucun crime en Thaïlande, mais nous-mêmes et nos enfants sommes maintenant emprisonnés en situation critique sans aucune raison.

 

Nombre de nos familles ont perdu leur lieu de vie, leurs proches, leur ville d’origine au Sri Lanka. Nous souffrions déjà physiquement et moralement de cette situation, mais cet emprisonnement prolongé et indéterminé rend notre survie encore plus hasardeuse et finira par nous rendre fous. Nous ne pouvons plus supporter d’être enfermés 24h/24 dans des cellules surpeuplées où la lumière du jour ne pénètre jamais. Nous oublions jour après jour à quoi ressemblent le ciel, le soleil, car nous n’avons pas fait un seul pas en dehors de notre cellule depuis plus d’un mois et demi.

 

Nous vous prions de faire preuve envers nous d’un minimum d’humanité et de nous aider à être relâchés de derrière les barreaux.

 

Nos enfants sont déjà marqués physiquement et mentalement. Ils ont perdu du poids et sont devenus faibles par manque de nourriture adéquate.

Leur futur est en question, car ils n’ont pas l’opportunité de recevoir une éducation primaire ou secondaire.

Nous sommes soumis à de terribles privations, et les membres d’une même famille n’ont même pas le droit de se voir.

Parmi tous les institutions, organisations internationales et pays qui défendent publiquement  les droits de l’enfant, est-ce qu’aucun d’entre eux n’élèvera la voix pour protéger aussi nos enfants?

 

 

Nous rêvons du jour où l’on accordera à nos enfants le droit de vivre autre chose que la guerre et l’emprisonnement,

Nous rêvons du jour où il leur sera offert un lieu pour jouer, rire, grandir et apprendre librement,

Nous rêvons du jour où nous trouverons un lieu de vie où le respect des Droits de l’Homme nous sera également appliqué,

Nous rêvons du jour où un pays nous accueillera, nous offrant par là même une chance de construire un avenir décent avec nos enfants.

 

 

Quelque soit l’action qui est en votre pouvoir, nous vous supplions de l’entreprendre afin que nous soyons libérés et accueillis dans un pays où nous pourrons guérir de nos blessures et commencer une vie nouvelle.

 

Chère Madame, cher Monsieur, nous vous remercions de votre attention et espérons que votre intervention très appréciée nous amènera vers une vie meilleure.

 

 

LES REFUGIES EMPRISONNES AU CENTRE DE DETENTION

DE L’IMMIGATION DE BANGKOK, THAILANDE

 

 

 

 

 

 

 

Nous avons envoyé

cette lettre et les contresignatures rassemblées aux ambassades concernées.

 

 

 

QUEL EST L’IMPACT DE CETTE CAMPAGNE ?

 

Au moins, elle donne l’information réelle de la situation de ces détenus aux ambassades concernées. Il est difficile de mesurer s’il y a un impact supplémentaire, mais nous savons par exemple que l’Ambassade de Norvège a récemment envoyé un de leurs personnels pour rencontrer les détenus.

L’accès aux détenus lui a été refusé par les autorités du centre de détention, mais le fait que cette Ambassade a essayé de leur render visite a redonné espoir aux détenus.

Nous espérons également que cette Ambassade et les autres impliquées dans les procédures de réimplantation continueront à essayer de rendre visite aux détenus et à faire évoluer leur situation.  

 

 

Nous continuons cette campagne, car de nouvelles Ambassades sont sollicitées par l’UNHCR pour la réimplantation de ces réfugiés.

 

Vous pouvez aussi relayer les voix de ces réfugiés emprisonnés en ajoutant votre CONTRESIGNATURE à leur lettre.  

 

 

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