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POUR FAIRE SIMPLE…

 

Les étapes du processus de réimplantation que ces détenus vivent sont:

 

- ils ont quitté leur pays dans lequel ils se sentaient en danger de mort

 

- ils sont arrivés en Thaïlande pour demander l’asile politique au bureau de l’UNHCR de Bangkok

 

- leur situation doit être étudiée par l’UNHCR pour savoir s’ils doivent être reconnus comme réfugiés.

La procédure normale prend plusieurs mois, les demandeurs doivent constituer un dossier, pour expliquer pourquoi ils ont quitté leur pays et apporter les preuves des menaces auxquelles ils devaient faire face avant leur départ.

Une ou plusieurs interviews sont faites par des personnels de l’UNHCR, pour déterminer si les requérants disent la vérité et doivent être reconnus comme réfugiés.

Durant tout ce processus, les personnes seront appelées des « demandeurs d’asile ».

 

- les personnes dont la situation, selon l’évaluation faite par l’UNHCR, ne peuvent retourner dans leur pays, seront reconnues comme “Réfugiées”.

 

- la prochaine étape que l’UNHCR entreprend ensuite est de demander à des pays tiers de réimplanter ces réfugiés, parce qu’ils ne peuvent pas rester en Thaïlande où ils n’ont pas de statut légal (la Thaïlande n’a pas signé la Convention de Genève relative aux droits des réfugiés).  

La Réimplantation signifie qu’un pays accepte d’accueillir une famille ou une personne seule et de leur offrir un endroit pour vivre, tout en les aidant à s’intégrer dans ce nouveau pays, la vie dans leur pays d’origine étant au moins dans l’immédiat, impossible.  

Le processus de décision prend généralement entre 6 et 12 mois suivant le pays, sauf s’il y a une urgence pour la réimplantation (comme cela est le cas quand il y a détention arbitraire).

Dans ce cas, l’UNHCR peut demander à une ambassade une “réimplantation prioritaire urgente”; dans ce processus accéléré, l’Ambassade a 2 mois pour étudier la situation et donner sa réponse à la demande de réimplantation.

 

– si la réimplantation est acceptée, le réfugié sera pris en charge par l’Office International des Migrations pour l’organisation de son départ.

 

- si la demande de réimplantation est rejetée pour quelque raison que ce soit, le dossier du réfugié sera proposé à un autre pays.

 

LONG CHEMIN, N’EST CE PAS…?

 

EN SAVOIR PLUS

 

 

 

J’AI FETE MES 3 ANS EN PRISON

 

Je m’appelle Nanthini,

Je viens d’avoir 3 ans,

Je suis Tamoule Sri Lankaise,

 

Je vis avec Maman et mon grand frère Raja,

En prison à Bangkok depuis 3 mois,

 

Papa aussi est là, mais je ne le vois jamais,

Maman dit qu’il est dans une autre cellule.

 

 

 

On ne choisit pas de naître dans un pays en guerre, mais on en porte les conséquences toute la vie durant.

Les enfants payent un lourd tribut dans les conflits internes ou internationaux qui secouent la planète.

Quel adulte peut on devenir quand on connaît déjà l’incarcération à l’âge de 3 ans ?

 

Nanthini’s story is both extraordinary and common.

 

L’histoire de Nanthini est extraordinaire et banale à la fois.

C’est celle d’une petite fille dont les parents, parce qu’ils étaient en danger de mort dans leur pays, ont fait le difficile choix de l’exil pour demander la protection internationale du Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (UNHCR).

 

Comme les autres familles Sri Lankaises actuellement détenues par les autorités Thaïlandaises à Bangkok, la famille de Nanthini a quitté le Sri Lanka face à la recrudescence des affrontements. Leur village a été attaqué, plusieurs camarades de classe de Raja sont morts sous les bombes, les autres familles sont parties s’entasser dans des camps de déplacés où l’aide humanitaire indispensable à la survie n’arrive qu’épisodiquement.

 

Les parents de Raja savent ce que vivre dans un pays en guerre veut dire.

Ils ont aujourd’hui la trentaine, la guerre a éclaté lorsqu’ils étaient de jeunes enfants, pour ne s’apaiser que 20 ans plus tard.

 

Bombardements,

mort de proches,

déplacement dans des camps surpeuplés,

interruption des services scolaires et de santé,

insuffisance de nourriture…

ont été leur lot quotidien pendant de nombreuses années.

 

La reprise des hostilités que connaît le pays depuis environ un an et demi ne leur laisse aucun espoir d’offrir à leurs enfants une enfance meilleure que la leur au Sri Lanka. Ils ont pris le chemin de l’exil fin 2006 et sont arrivés en Thaïlande.

 

 

Ils ont immédiatement demandé le statut de réfugiés auprès du bureau de Bangkok de l’UHNCR et l’ont obtenu quelques mois plus tard.

 

 

 

 

 

La suite est malheureusement banale :

 

Raja se souvient :

 

« On a fait la fête ce jour-là

D’abord on est allé au temple

Ensuite, Maman a cuisiné un grand plat de riz au curry et des sucreries, et on a invité tous les voisins.

 

Avec Nanthini, on ne comprenait pas bien ce qui se passait,

Alors Papa nous a expliqué que les messieurs qui s’occupaient des gens comme nous avaient décidé que maintenant on était des réfugiés, et que bientôt, ils nous aideraient à aller dans un pays où on aurait le droit de marcher dans la rue et de retourner à l’école.

 

Alors nous aussi, avec ma petite soeur, on était très heureux ce jour là. »

 

 

Un matin, Raja et Nanthini se réveillent dans les cris et les pleurs.

 

 « Tout le monde courait dans tous les sens, il y avait des policiers partout.

 

On ne comprenait pas ce qu’ils disaient mais ils criaient très fort sur Maman qui voulait prendre quelques habits.

Ils nous ont fait monter avec les voisins dans un camion grillagé, et nous ont amenés ici.

 

Tous les gens dans la rue nous regardaient, alors nous on se cachait le visage dans la jupe de maman, parce qu’après tout, on avait rien fait de mal, ça devait être une erreur qu’ils nous emmènent comme ça, ils allaient certainement nous ramener à la maison, et on voulait pas que les gens du quartier nous prennent pour des méchants. »

 

 

Raja et Nanthini et 3 autres enfants ont été arrêtés en Mars 2007 et emprisonnés au Centre de Détention de l’Immigration (IDC).

 

Ils y ont rejoint Sana, 6 ans, arrêtée avec ses parents en Janvier 2007 dans des conditions similaires.

 

 

 

 

Le 2 Juillet 2007,

un autre contingent de familles dont 18 enfants a été raflé et emprisonné

par la police de l’immigration Thaïlandaise.

 

 

 

 

Parce que la Thaïlande

n’est pas signataire de la

Convention de Genève concernant

les droits des réfugiés,

 

toutes ces familles et personnes

sont considérées comme des

immigrés clandestins et susceptibles

d’emprisonnement à durée indéterminée

et de déportation.

 

 

 

 

 

QUE POUVONS NOUS FAIRE…?

 

 

 

 

Notre mobilisation a tout d’abord consisté à “mobiliser” l’UNHCR pour qu’ils considèrent la situation de ces détenus comme une urgence. Une pétition en ligne, rassemblant des signatures de personnes vivant dans 35 pays, nous a permis d’entrer en contact avec le siège de l’UNHCR à Genève et de les interpeller sur le sort de ces réfugiés et demandeurs d’asile. Par cette mobilisation lancée en Juillet 2007, nous avons obtenu de l’UNHCR qu’ils demandent une REIMPLANTATION PRIORITAIRE URGENTE à divers pays tiers susceptibles d’accueillir les détenus qui avaient déjà la statut de réfugiés.

 

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Depuis que l’UNHCR a demandé une réimplantation prioritaire urgente à des pays tiers, nous avons informé les ambassades correspondantes des conditions inhumaines de détention dans lesquelles se trouvent ces détenus, en relayant vers elles la lettre “Voix de Réfugiés Emprisonnés” , grâce aux contresignatures collectées sur Internet ou dans les rues de diverses villes.

 

 

 

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A présent, ni les Ambassades ni l’UNHCR ne sont autorisés par les autorités du Centre de Détention (IDC) à entrer en contact avec les détenus. Cette situation est bloquée depuis Avril 2007, malgré toutes les négociations diplomatiques entreprises.

 

A cause de cela,

Les 41 demandeurs d’asile n’ont pas d’espoir de voir leur situation évoluer, car l’UNHCR ne peut pas leur donner le statut de réfugiés sans les interviewer.

 

A cause de cela,

Les demandes de réimplantation de certains des réfugiés ont été rejetées ou sont sans réponse depuis de nombreux mois car il est difficile pour des Ambassades de prendre une décision de réimplantation sans être en mesure de rencontrer les réfugiés.

 

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C’est pourquoi notre action actuelle est d’envoyer un Message Humain aux autorités Thaïlandaises pour leur demander qu’elles laissent l’UNHCR et les Ambassades accéder aux réfugiés et demandeurs d’asile détenus à l’IDC.

 

 

êêê BONNES NOUVELLES êêê

LES FAMILLES DE Nanthini, Raja ET Sana ONT RECEMMENT QUITTE LE CENTRE DE DETENTION POUR LA NORVEGE OU LEUR DEMANDE DE REIMPLANTATION A ETE ACCEPTEE.

 

 

MAIS il y a encore beaucoup de chemin à parcourir pour la plupart des 77 personnes toujours emprisonnées:

 

Parmi les 92 détenus,

è 83 ont fui le Sri Lanka, 9 le Népal.

è 51 personnes ont obtenu le statut de réfugiés par l’UNHCR

è 41 sont toujours demandeurs d’asile

è 8 familles sont emprisonnées avec 20 enfants,

dont 12 de moins de 10 ans et 9 de moins de 6 ans

 

Parmi eux,

 

 

13

 

Réfugiés ont été informés qu’un pays avait accepté de les accueillir et devraient être prochainement libérés.

 

13

Réfugiés vivent dans l’espoir d’une réponse positive à leur demande de réimplantation dans un pays tiers.

 

17

Réfugiés ont vu leur réimplantation refusée par un pays mais pas encore reproposée à un autre pays.

 

08

Réfugiés n’ont encore été proposés pour une réimplantation à aucun pays.

 

41

Sont demandeurs d’asile, la détermination de leur statut est au point mort, l’UNHCR n’ayant pas d’accès au Centre de Détention.

 

 

 

Cela signifie que pour les 79 personnes ci dessus (si l’on exclut les 7 personnes déjà acceptées par un pays tiers), le fait que l’UNHCR et les Ambassades n’ont pas d’accès à l’IDC est un problème majeur, et provoque le fait qu’ils peuvent rester en prison des mois ou des années…

 

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AIDEZ CES FAMILLES EN RELAYANT NOTRE MESSAGE HUMAIN VERS LES AUTORITES THAILANDAISES